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Etape 22 : Clermont-Ferrand - Vichy (c.l.m.)

63 km. 18 juilet 1952

- L’Italie impressionne
Malgré une crevaison à 10 km de l’arrivée, Fiorenzo Magni l’emporte à 40,565 km/h de moyenne. Le Toscan, 6ème du général, glane ici sa 5ème victoire d’étape sur le Tour (1 en 1949, 1 en 1950, 1 en 1951, 2 cette année). Un nouveau succès pour la Squadra Azzura qui, avec Andrea Carrea, 3ème de l’étape, et Giovanni Corrieri, 4ème, démontre que le cyclisme transalpin ne se résume pas à un duel Coppi - Bartali  !

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Carrea (3ème) et Magni (1er) à l’arrivée

- Ockers assure définitivement sa 2ème place du général
En terminant 2ème de ce contre-la-montre à 2 petites secondes de Magni, Stan Ockers conforte définitivement sa 2ème place du général. L’Anversois avait déjà fini à la seconde position à Paris en 1950 mais nous nous souviendrons plus facilement de cette année 1952. C’est en effet lors de cette édition que l’on a enregistré le plus gros écart (28’17’’) séparant le vainqueur de son suivant depuis l’après-guerre.

- Robic s’effondre
3ème du général avant d’aborder l’épreuve solitaire qu’il n’apprécie guère, Jean Robic perd tout espoir de remonter sur le podium en se classant 42ème du chrono à 5’5’’ de Magni. « Tête de Cuir » en veut à la terre entière et, le soir même, il reproche à Coppi d’avoir favorisé la course d’Ockers aux dépens de la sienne. Marcel Bidot en a assez. Il annonce sa décision de rayer définitivement Robic de la liste des futurs membres de l’équipe de France.

- Ruiz, porte-drapeau du cyclisme espagnol
L’Espagne revient en force sur les routes du Tour. Bernardo Ruiz s’y était déjà mis en valeur l’année dernière en remportant 2 étapes. Cette année, il a fait preuve d’une régularité exemplaire. Si bien que sa 8ème place lors de ce chrono lui permet de dépasser Bartali (20ème à 3’24’’) et Robic. Ruiz gravira demain les marches du podium, ce qu’aucun ibérique n’avait jamais fait auparavant.
Il n’est d’ailleurs pas le seul Espagnol à s’être illustré sur les routes françaises. N’oublions pas le grimpeur des Baléares, Antonio Gelabert, qui terminera 10ème à Paris et 2ème meilleur grimpeur derrière l’intouchable Coppi.

- Parlons-en justement de Coppi
14ème de l’étape à 2’39’’ de son équipier Magni, le maillot jaune n’a pas forcé. Il confiera d’ailleurs : « Je ne prétends pas soutenir, comme beaucoup le croient, que je m’amuse, que je me promène. Non, ce serait ridicule. Mais je ne pousse pas mon action jusqu’à l’épuisement, jusqu’à vider mon être de toute sa substance comme cela m’arriva d’autres fois, notamment dans un Grand Prix des Nations. »

Classement de l’étape

Place Coureur Temps / Ecart
1 Fiorenzo Magni (Ita) en 1h33’11’’
2 Constantin Ockers (Bel) à 2’’
3 Andrea Carrea (Ita) à 1’5’’
4 Giovanni Corrieri (Ita) à 1’7’’
5 Wim Van Est (PB) à 1’20’’
6 Lucien Teisseire (Fra) à 1’33’’
7 Ahmed Kebaïli (Fra) à 1’35’’
8 Bernardo Ruiz (Esp) à 1’44’’
9 Roger Decock (Bel) à 1’48’’
10 Alex Close (Bel) à 2’30’’


Classement général

Place Coureur Temps / Ecart
1 Fausto Coppi (Ita) en 140h24’41’’
2 Constantin Ockers (Bel) à 28’17’’
3 Bernardo Ruiz (Esp) à 34’38’’
4 Gino Bartali (Ita) à 35’25’’
5 Jean Robic (Fra) à 35’36’’
6 Fiorenzo Magni (Ita) à 38’25’’
7 Alex Close (Bel) à 38’32’’
8 Jean Dotto (Fra) à 48’1’’
9 Andrea Carrea (Ita) à 50’20’’
10 Antonio Gelabert (Esp) à 58’16’’
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