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Etape 7 : Nice - Nîmes

345 km. 25 juillet 1908

- Petit-Breton plus que jamais 1er
Les coureurs se présentent presque au complet au pied de l’Esterel. Là-haut, Petit-Breton, Gerbi et Garrigou se disputent les 350 F. du prix Labor-Hutchinson offerts aux vainqueurs du Ballon d’Alsace, du col de Porte, des côtes de Laffrey et de l’Esterel. «  L’Argentin » l’emporte et les 3 hommes pénètrent dans Fréjus (km 70) à 6h2’.
Quelques kilomètres plus loin, tandis que Garrigou crève, Petit-Breton et Gerbi sont rattrapés par Dortignacq, Canepari, Ganna, Godivier et Chauvet.
Ce dernier crève après Toulon (km 157). 10 km avant Marseille, Dortignacq casse une pièce de son vélo. Il ne lui reste plus qu’à porter sa machine jusqu’au contrôle ! Plus que 4 lorsque Canepari perce dans les environs du désert de la Crau, traversé, comme il se doit, sous une chaleur caniculaire.
Petit-Breton et Gerbi parviennent encore à se débarrasser de leurs 2 derniers accompagnateurs avant de se disputer la victoire à Nîmes. Une formalité pour le leader de l’épreuve beaucoup plus rapide que son « vieil ami Gerbi » (1885-1954 ; 19ème du général). « Il est vaillant, bon grimpeur, rude rouleur, il est tout sauf sprinter et l’emballage est sans histoire » (R. Bastide «  Petit-Breton »).

-  Faber et Passerieu rétrogradent
3ème de l’étape, Luigi Ganna s’installe confortablement à la 2ème place du général, profitant de la crevaison de Garrigou (6ème) et des coups de pompe de Faber (14ème) et de Passerieu (15ème). Le «  Géant de Colombes » «  a très mal supporté la chaleur, il a failli rester à l’ombre d’un café dans lequel il s’était arrêté à Arles et se demande encore si cela vaut la peine de prendre le départ de la prochaine étape. Et il se fait reprendre vertement par Léopold Alibert. Passerieu fait le bilan de ses malheurs : « J’ai viré sur la carrosserie dans l’Esterel (traduisez : je me suis ramassé le nez dans la poussière) par la faute d’un crétin de pédard ! » … Ce qui était arrivé, précédemment, à Garrigou puis à Faber. » (…) «  Georges s’est ensuite traîné lamentablement dans la Crau au côté de son ami François. Il aurait bien entonné le même pessimiste refrain s’il n’avait reçu une merveilleuse nouvelle de Paris : il est papa d’un superbe garçon. La maman et l’enfant se portent bien… Et voilà notre bavard relancé : « Pas de doute, va falloir que j’affure quelques étapes pour les biberons du lardon ! » (R. Bastide «  Petit-Breton »).

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Luigi Ganna (1883 - 1957) remportera le Giro en 1909


- Classement de l’étape

Place Coureur Temps / Ecart
1 Lucien Petit-Breton (Fra) en 12h5’
2 Giovanni Gerbi (Ita) m.t.
3 Luigi Ganna (Ita) à 10’
4 Marcel Godivier (Fra) m.t.
5 Clemente Canepari (Ita) à 16’
6 Gustave Garrigou (Fra) à 38’
7 Henri Cornet (Fra)
8 Maurice Brocco (Fra)
9 Aldo Bettini (Ita) t.m.t.
10 Eugène Forestier (Fra) à 39’

- Classement général

Place Coureur Temps / Ecart
1 Lucien Petit-Breton (Fra) 16 pts
2 Luigi Ganna (Ita) 49 pts
3 Gustave Garrigou (Fra) 56 pts
4 Georges Passerieu (Fra) 62 pts
5 François Faber (Fra) 80 pts
6 Georges Paulmier (Fra) 85 pts
7 Clemente Canepari (Ita) 102 pts
8 Henri Cornet (Fra) 103 pts
9 Marcel Godivier (Fra) 112 pts
10 Giovanni Rossignoli (Ita) 115 pts

 

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