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Les forces en présence

- Hinault grandissime favori
Double tenant du titre, vainqueur cette année du Giro, de Liège-Bastogne-Liège et du Tour de Romandie, personne ne voit qui peut battre Bernard Hinault, accompagné de 7 coureurs « Renault » auréolés de leur glorieuse campagne d’Italie (seuls Bonnet et Chassang en ont été exemptés).
Chacun estime que le breton va écraser la concurrence, même si ce dernier tient à préciser : « Avant le championnat de France (qu’il a fini 2ème derrière son équipier Villemiane), j’ai subi un début de tendinite en raison de la mise de nouvelles cales à mes chaussures, une opération toujours délicate. J’ai dû m’abstenir de monter sur ma machine durant deux jours. J’ai un peu souffert pendant le championnat, mais une douleur uniforme qui disparaîtra bientôt. »

- Les Ti-Raleigh à surveiller
A 33 ans révolus, Joop Zoetemelk (5 fois 2ème de l’épreuve) ne semble pas en grande forme (3ème du Tour de Suisse) mais il dispose d’une formation Ti-Raleigh impressionnante avec Van der Velde qui s’est imposé au Dauphiné Libéré, le champion du monde Raas et Knetemann.
Kuiper (Peugeot), Van Impe (Marc), Agostinho (Puch), Pollentier (Splendor) ont répondu présents, contrairement aux italiens. Lorsqu’on lui demande pourquoi Moser, Saronni et consorts boudent-ils le sol français, Hinault ne tarde pas à répondre : « Le Giro est facile, beaucoup plus facile que le Tour de France. » L’organisation, moins rigide, moins protocolaire, est totalement différente. Il n’y a pas de longs transfèrements comme en France. Les arrivées se font vers 15h30. Les moyennes horaires sont calculées de façon plutôt pessimiste. Les hôtels de grande qualité sont toujours à proximité. Les temps de récupération sont beaucoup plus larges et les étapes plus courtes. Ajoutons encore que la période des critériums bat son plein et nous comprendrons le peu d’empressement des italiens à venir se confronter avec l’ogre yffiniaçais.