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Les forces en présence

- Pas d’italiens sur ce Tour
Rien ne va plus entre la France et la Belgique d’un côté, l’Italie de l’autre.
Les constructeurs de cycles transalpins se sont en effet associés avec des sociétés extra-sportives pour constituer leurs équipes. C’est ainsi que, depuis le début de l’année, Magni exhibe fièrement son nouveau maillot Nivéa, une marque de produits cosmétiques.
En France et en Belgique, on ne badine pas avec les traditions. Ces 2 pays interdisent leurs épreuves aux coureurs portant un maillot marqué par un sigle étranger à l’industrie du cycle.
De toute façon, Coppi vient de se faire renverser par un camion. Il est, en outre, débordé par ses soucis familiaux : l’Italie catholique n’accepte pas sa liaison extraconjugale avec « la Dame Blanche ».
Aucun italien ne participera donc à la Grande Boucle.

- Les suisses affichent complet
Par contre, pour la 1ère fois, Ferdi Kubler et Hugo Koblet, vainqueurs de l’épreuve en 1950 et 1951, sont tous les 2 présents.
Les helvètes seront d’autant plus redoutables qu’ils disposent encore de Fritz Schaer, maillot vert l’année précédente et de Carlo Clerici, lauréat du dernier Giro !
A première vue, ils seront difficiles à battre. Encore faudra-t-il que ces vedettes acceptent de mettre leurs egos en sourdine le moment voulu.

- Bobet fait l’unanimité
L’équipe de France a souffert du même mal pendant de nombreuses années.
Le triomphe de Louison Bobet a balayé tout cela. Désormais, chacun a reconnu la supériorité du breton et travaillera pour lui, sans arrière-pensée.
Marcel Bidot, le directeur sportif, a reconduit 7 anciens et donné leur chance à 2 nouveaux : André Darrigade et Jean Forestier, vainqueur du Tour de Romandie, une référence.