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Les forces en présence

- Reconduction des équipes nationales
Le Tour 1930 a connu un énorme succès. Desgrange reconduit donc logiquement la formule des équipes nationales accompagnées de touristes-routiers. Pourtant, le père fondateur de l’épreuve n’est pas entièrement satisfait. Un trop grand nombre d’étapes s’est achevé au sprint. Pour tenter d’y remédier, il offre 3’ de bonifications à tout coureur gagnant une étape avec plus de 3’ d’avance sur le deuxième.

- Un match à 3 : France - Italie - Belgique
L’équipe de France fait forte impression avec ses As de 1930 : André Leducq, vainqueur sortant, Charles Pélissier, 8 étapes au compteur cette année là, Antonin Magne, 3ème, en forment l’ossature mais on note l’absence de Pierre Magne et de Marcel Bidot. Pour expliquer ces évictions, Desgrange affirme que « l’équipe de France a besoin de premiers violons, pas de trombone à coulisse ». En réalité, « le Patron » reproche surtout à ces fidèles soldats de bloquer la course au profit de leurs leaders et de favoriser les arrivées en groupe, ce qu’il déteste. A leur détriment, Desgrange sélectionne donc Benoît Faure, le meilleur grimpeur 1930, et Louis Péglion, gagnant de l’étape de Nice, toujours lors de cette année de référence. Jean Maréchal (déclassé après sa victoire à Paris-Roubaix en 1930), Léon Le Calvez et Jef Mauclair (déjà présent en 1930) complètent l’effectif.
Au sein de la formation italienne, Francesco Camusso, le lauréat du dernier Giro à 23 ans, aura la lourde tâche de faire oublier Learco Guerra (2ème du Tour 1930).
Côté belge, l’équipe a fière allure avec Jef Demuysère (4ème en 1930), Maurice Dewaele (vainqueur en 1929), Julien Vervaecke (3ème en 1927) ou Gaston Rebry (1er de Paris-Roubaix en 1931).
Notons que l’équipe d’Espagne ne se compose que d’un seul élément : Francisco Cepeda tandis qu’apparaît une surprenante équipe mixte « australo-suisse ».