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Etape 19 : Pau - Bordeaux - La Grande Boucle

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Etape 19 : Pau - Bordeaux

215 km. 25 juillet 1934

- De la comparaison entre un sprint sur le Giro et sur le Tour
Les positions au général sont suffisamment établies pour que personne ne daigne tenter quoi que ce soit sur ces monotones routes des Landes. Roger Lapébie, victime d’une chute lors de la précédente étape, n’est absolument pas en état de participer à l’emballage final. Dommage pour le régional de l’étape. René Le Grevès, l’autre sprinter de l’équipe de France, s’impose logiquement comme favori mais le Breton fait preuve d’impatience. Il veut revenir trop rapidement sur Gotti qui a pénétré sur le vélodrome de Lescure avec une dizaine de longueurs d’avance. Il fait ainsi le jeu de Romain Gijssels et d’Ettore Meini, tranquillement collés dans sa roue. Les 2 hommes, beaucoup plus frais, le dépassent et se disputent la victoire qui revient à l’individuel italien, déjà vainqueur de 5 étapes sur le Giro (1 en 1931, 2 en 1932, 2 en 1933). Meini (1903 - 1961) peut se permettre de comparer les 2 épreuves : "On ne sprinte pas du tout de la même façon en Italie qu’en France. Chez nous, ce sont des sprints très longs, qui partent de très loin, sans à-coups et l’allure est extrêmement rapide au moins 20 kilomètres avant l’arrivée, la vitesse, d’ailleurs, augmentant au fur est à mesure qu’on s’approche du but. Et, souvent, c’est complètement épuisé qu’on gagne une étape. En France, c’est pas du tout pareil. Il faut démarrer plusieurs fois. Il faut se placer dans des roues qu’on ne connaît pas. Il faut enfin essayer de gagner le plus possible de places dans les virages et profiter du moindre jour pour se faufiler. Une fois qu’on se trouve en tête, on est subitement débordé par d’autres coureurs qui ont fait la même chose que vous, et c’est pourquoi l’on est constamment obligé de démarrer et de redémarrer. Ces efforts sont épuisants et, d’autre part, il est absolument impossible à un homme qui n’y est pas habitué de bien se placer dans les premiers jours. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi la question du parcours. Lorsque nous participons au Tour d’Italie, nous connaissons toutes les arrivées, toutes les routes qui conduisent au sprint final. Nous savons donc qu’à tel endroit, on vire à gauche, qu’à tel autre, on vire à droite, car rarement, on change l’endroit des arrivées chez nous".

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"Tonin" ne manque pas d’humour...


Classement de l’étape

Place Coureur Temps / Ecart
1 Ettore Meini (Ita) en 7h7’58’’
2 Romain Gijssels (Bel)
3 Raymond Louviot (Fra)
4 Giuseppe Martano (Ita)
5 Georges Speicher (Fra)
6 Frans Bonduel (Bel)
7 Giovanni Gotti (Ita)
8 Jean Wauters (Bel)
9 René Le Grevès (Fra)
10 Ambrogio Morelli (Ita) t.m.t.


Classement général

Place Coureur Temps / Ecart
1 Antonin Magne (Fra) en 118h54’4’’
2 Giuseppe Martano (Ita) en 119h9’38’’
3 René Vietto (Fra) en 119h37’9’’
4 Félicien Vervaecke (Bel) en 119h41’52’’
5 Roger Lapébie (Fra) en 119h43’28’’
6 Ambrogio Morelli (Ita) en 119h50’30’’
7 Ludwig Geyer (All) en 119h59’47’’
8 Mariano Canardo (Esp) en 120h5’1’’
9 Sylvère Maes (Bel) en 120h8’10’’
10 Vicente Trueba (Esp) en 120h9’11’’
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